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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 11:12

Quelques semaines après les 24h de Zolder de vélo, le constat est sans appel: ma condition est devenue catastrophique. Il faut dire que je ne me suis plus entraîné du tout et que je suis quand même parvenu à prendre 5 kgs, passant de 64 à 69 kgs. J'ai donc tenté de remonter sur mon vélo la semaine dernière et de rechausser mes runnings mais bon, ces 3 séances ne changeront rien au fait que je pars dans une condition très précaire au duathlon et au cross triathlon de La Gileppe, épreuves auxquelles je m'étais inscrit afin de partager la journée avec Pierre-Yves (et puis c'était aussi avant de constater les dégats pendant les sorties d'entrainement!)

Compte-rendu du Duathlon (5/24/2,5)

La stratégie de course est assez simple: Partir relax en CAP, ne jamais forcer en vélo et terminer en mode mineur sur la 2e CAP afin de garder un maximum d'énergie pour l'épreuve de l'après-midi.

CAP 1: Comme convenu, je pars sur des bases très tranquilles (144 puls pour le 1er km). Cependant, je remarque tout de suite que sur ces bases, je suis quand même bien plus lent qu'il y a quelques semaines. Au premier turning point, Pierre-Yves me rattrape et là, stupeur, il n'y a que 4 concurrents après nous! Par après, nous n'accélérons pas vraiment mais mes pulsations continuent à augmenter... Je terminerai cette première partie sans réelle grosse difficulté de parcours à une moyenne de 5'15 au kil et 151 puls.

Transition: Petite frayeur... Un arbitre me menace d'une carte rouge pour un sac que j'avais déposé le long d'une barrière dans le parc à vélo. J'avais en effet choisi de prendre un petit sac en plastique pour mette un t-shirt et mes clés de voiture plutôt que la caisse. Mais bon, le règlement est le règlement. Je trouve donc un endroit où déposer ce sac et pars en vélo...

Vélo: Avec ce contre-temps, j'ai pris un peu de retard sur Pierre-Yves. Je me dis donc que je vais rouler un peu plus vite sur le départ pour le rattraper et me "calmer" par la suite. Malheureusement et comme je l'avais craint, les jambes répondent mollement alors que mon coeur, lui, s'en donne à coeur joie. Il me faut donc beaucoup de temps pour revenir sur lui. Le parcours, pour un coureur en forme, est top. Pour moi, après quelques kms de plat, ça monte beaucoup et longtemps. Je mouline et reprends quelques personnes encore moins affutées mais c'est au prix d'un effort cardiaque non envisagé. Sur ma garmin, j'ai des segments de 5kms... Sur les 2e et 3e, je roule à respectivement 22 et 18 kmh avec un coeur à 170 puls... Forcément, après, ça descend mais bizaremment, alors que je me suis quand même bu mon bidon, j'ai des crampes aux mollets.... Je pense que cela ne m'est pas arrivé depuis des années. Je termine les 24 kms à du 26,9 de moyenne et 161 puls de moyenne. Je pense qu'on a +/- 350m de d+ (pb pour charger mes activités...)

CAP 2: A part les crampes qui se confirment, rien de bien spécial à signaler, j'ai la même vitesse que sur la 1ère CAP pour les mêmes puls (si ce n'est que nous n'avons que la 1ère boucle du parcours à faire qui, elle, ne comprend pas de montée...)

J'en termine donc en un peu plus d'1h35, avec des crampes que je ne m'explique pas, et un physique plus entamé que ce que j'aurais souhaité. Heureusement que le soleil est au rdv sinon, je ne suis pas certain que je seras resté pour la 2e épreuve.

Compte-rendu du cross triathlon (1000/21,4/8,4)

Natation: on ne change pas une équipe qui gagne. "Plutôt que de m'emmerder à la piscine pour m'entrainer, je préfère perdre quelques minutes le jour de la course". Visiblement, bon nombre de concurrents participants à ce cross triathlon ont la même philosophie... ou bien, ce sont simplement des VTTistes qui ont tenté qqch car je n'ai jamais vu autant de personnes sans combi et autant de personnes nagé la brasse... En conclusion, sans avoir sorti la nage de ma vie, je suis annoncé 75e à la sortie de l'eau sur 165 participants... Bon, j'ai la chance aussi que le parcours n'est pas trop long et donc, mes bras n'ont pas eu vraiment l'occasion de m'abandonner. Ce sera quand même une autre paire de manches à Gérardmer sur 1900m

Transition 1: la 1ère transition est très compliquée vu qu'il faut remonter du lac au parc à vélo. ca monte très fort et forcément, le coeur pompe..

Vélo: Forcément, quand ton coeur est déjà à plus de 170 puls, que tu repars en côte et que tu es entouré de VTTistes qui essayent de te dépasser, tu forces et t'es pas loin d'exploser. C'est donc évidemment ce qui m'est arrivé. Après quelques centaines de mètres, on est déjà dans la forêt et si je ne parviens pas à me calmer en montée, je n'y arrive pas non plus sur le "plat" et en descente car ma technique est nulle et avec toute la boue du parcours, je me retrouve plus dans la peau d'un funambuliste que d'un coureur. (et les funanmbulistes ne sont pas vraiment reconnus pour leur vitesse...) un premier regard à ma montre, je suis parti depuis presque 10 minutes et j'ai parcouru un peu plus de 2kms... Attristant! En descente, je me fais dépasser autant qu'en montée ou sur le plat. La différence de vitesse est assez impressionnante... jusqu'au moment où un gars me dépassera un peu trop vite et se rendra compte que le chemin s'est partiellement transformé en escalier. La chute est inévitable... je serai encore un peu plus prudent... Pierre-Yves me rattrape bien rapidement. Pas moyen de le suivre... Petit à petit, je me fais moins dépasser (j'imagine qu'il ne reste plus grand monde quand même...) Sur la grosse côte du parcours, je dois mettre pieds à terre! Je suis persuadé qu'en temps normal (mai/juin), je passerais en vélo mais là, c'est autre chose d'autant plus que mes pneus sont peut-être un peu trop "slick" pour l'occasion! Par 2x, je pense qu'il me reste encore un peu de marge à l'arrière. Je change de vitesse et pas de bol, la chaine tombe... Pied à terre et remontée difficile... Juste assez en tout cas pour ressentir de nouveaux des crampes dans les mollets alors que je suis en extension! Evidemment, à un moment également, ma roue avant ne passe pas dans un amas de boue et, pas le temps/réflexe de déclipser, je me retrouve couché sur le flanc, heureusement, sans aucun dommage corporel. Le 2e tour se passera "nettement" mieux. En fait, je roule seul et le parcours a dû légèrement s'assècher à quelques endroits suite au double passage des concurrents. Par ailleurs, je pense aussi avoir trouvé une "petite technique" pour mieux passer la boue et puis, je suis parvenu à descendre un peu les tours... en fin de boucle, je suis même parvenu à dépasser 3 personnes (enfin, 1 n'avait pas de dossard et n'avait manifestement rien àvoir avec l'événement et 2 étaient à l'agonie complète). Pour terminer le parcour, une descente bien grasse en direction du parc à vélo ou descente à pieds via les escaliers. pas besoin de dire qu'à la grande déception du public, j'ai évidemment opté pour la descente à pieds! On n'est plus à ça de perdu. Au total, il m'aura quand même fallu 1h45 pour parcourir les 21,4 kms. Soit, du 12,2 kmh et des puls à 157 de moyenne. Question dénivelé, on doit tourner aux alentours de 600m.

CAP: Dès le début, la foulée est loin d'être fluide. j'ai un peu mal au genou et j'enfile le 1er km plat et sur goudron en 6'03. 50 secondes en plus que le matin!!! Au 2e, c'est l'explosion: une grosse montée dans les bois et me voila obligé de marcher. Une fois que cela redevient plus "roulant", mes 2 cuisses crampent et j'imagine que je fais peine à voir. Néanmoins, je me force à courir car le parcours est maintenant plus abordable. Un peu plus loin, je rattrape le gars qui avait fait sa figure sur l'escalier en vélo et nous partageons 3 kms à discuter. En sa compagnie, le rythme s'accélère légèrement et au détour de la conversation, on se rend compte qu'un "moins de 3h" pourrait encore être possible. Malheureusement, quelques centaines de mètres plus loin: c'est la remontée vers la barrage et nous avons 1 bon km bien pentu qui se met devant nous. Je suis assez fier d'y être passé en courant. Par contre, impossible de courir dans la descente, pensant exploser mon genou gauche à chaque pas. Je termine ces 8,4kms et +/- 200m de d+ en 54' (6'27 de moyenne et 154 puls).

Au bout du compte, j'aurai mis 3h05 pour venir à bout de mon 1er cross triathlon et je suis très satisfait du résultat en fonction de ma forme du moment.

Maintentant, il va quand même falloir mettre les bouchées double pour ne pas souffrir à Gérardmer!

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 19:48
Compte-rendu des 24h vélo de Zolder: 508 kms parcourus

Ce week-end avait lieu mon objectif sportif principal de l'année, à savoir les 24h vélo de Zolder en solo. Avec une préparation relativement conséquente (3000 kms au compteur depuis le début de l'année), une équipe support prévue pour l'ensemble de l'épreuve, un moral d'acier et une météo qui s'annonçait plutôt clémente, je partais confiant pour un bon résultat, voire même peut-être atteindre cet objectif de 500 kms. Je me suis d'ailleurs construit un plan de route assez ambitieux qui devrait m'y amener avec des "runs" d'un peu moins de 2h avec des moyennes dégressives, allant de 28 kmh à 25kmh sur la fin pour un peu plus de 4h de pause. J'ai aussi un 2e plan un peu plus agressif au niveau des moyennes (mais toujours du 25kmh de moyenne à la fin et un peu plus de 500 kms) et avec donc un peu plus de pause (5h30).

Dès avant le départ, ma femme et mes enfants sont déjà présents: ils seront extraordinaires tout au long du week-end, tout comme, par ordre d'apparition, Jérôme, Krista et leurs filles, Fred, Pierre-Yves, Val, Rod (qui passera pendant ma nuit), Alex, Roel, Ann et leurs enfants et mon père pour clôturer les 24h! Un énorme merci à eux!

14h30: l'excitation est bien présente lorsque je me rends sur la ligne de départ. Un tour de chauffe est prévu à 14h45: je compte m'épargner et ne pas y participer mais quand je vois tout le monde, je ne peux y résister: je me lance avec le peloton. Tour de chauffe? 33 kmh!!!

15h: grand départ: vidéo à l'appui, je pars tout dernier… Je m'étais fixé des tours entre 8' et 8'34 (soit entre 28 et 30 kmh). Cependant, alors que je reste scotché à ma dernière place, mon amour propre me pousse quand même à rester dans les roues de l'avant-dernier… et nous voila à nous relayer à 4 solos pendant l'ensemble de mon 1er relais. Et alors que mes pulsations sont à ce moment-là au-dessus de ce que j'avais prévu (je suis à +/- 150 puls - pas plus de détails car ma garmin a rendu l'âme à 14h45! - heureusement il me reste tous les détails sur le site de l'organisateur), ma vitesse est elle nettement supérieure à mes attentes: les 5 premiers tours se roulent à du 34 alors que le reste (plus "calme") se roule à du 32 de moyenne. Mon premier arrêt se fera à proximité de l'endroit de changement d'équipier, en mode "ring de boxe". mon équipe m'apporte mon petit tabouret et j'en profite pour refaire mes provisions de gel, barre énergétique et bidons et manger orange et sandwich. Bien qu'étant légèrement plus lents, les 2e et 3e relais restent relativement bons, avec des tours systématiquement supérieurs aux 30 kms avec un meilleur tour aux alentours de 20h50 (6'27 > On est au-dessus de 37 kmh!). Après 6h de course et 2 arrêts, j'approche des 180 kms et j'en profite pour partager un "repas" avec les amis supporters!

Compte-rendu des 24h vélo de Zolder: 508 kms parcourus

L'ambiance est excellente, j'y reste probablement un peu trop longtemps (33'47) mais j'avais de l'avance sur le planning… et puis, c'était vraiment sympa.

Dans le 4e run, à la tombée de la nuit, 3 de mes tours dépassent légèrement les 8'. Malgré cela, l'impression de "vitesse" reste et je suis toujours satisfait de ces très bons résultats. La nuit est donc tombée et 2 chutes nécessitent l'intervention des ambulanciers… Pour ma part, je sens que la fatigue s'accumule mais vu que la moyenne au tour reste très (trop?) élevée, je reste très confiant pour le reste des 24h.

Le 5e run est tout de suite plus compliqué. Quasiment dès le départ, je suis au-dessus des 8'. Des groupes me dépassent mais il m'est désormais impossible de m'accrocher. J'avais prévu de rouler 40 kms et puis de m'arrêter mais les 2 derniers tours se font en quasi 10 minutes. Je mets le clignoteur anticipativement et rentre au mobilhome. Comme sur l'ensemble des épreuves d'endurance auxquelles j'ai participé, mon estomac n'est pas heureux et me le montre de manière explicite. Je me couche et me relève de suite: je dois vomir… Il est quasi 1h du matin, j'ai 276 kms au compteur et je dois me résoudre à aller me coucher alors que je m'étais dit que je devais au moins aller dormir à 3h du matin ou avoir 320 kms dans les jambes. De nouveau, si je devais m'en tenir au plan, j'aurais dû le lever à 5h mais je sens que cela ne serait pas assez. Je propose à Pierre-Yves de venir me réveiller à 6h, sans grande conviction. A ce moment-là, je me dis que je serai déjà très heureux si je pouvais de nouveau enchaîner quelques tours le lendemain.

6h: Pierre-Yves me réveille. Je sens mon ventre mais c'est très acceptable. Je mange très léger et j'enfourche machinalement mon vélo (qui lui aura été à la hauteur pendant les 24h!). Etonnamment, je suis tout de suite dans le rythme, accumulant les tours aux alentours de 7'20, soit un peu moins de 33kmh.

Ceci est également possible grâce aux pelotons qui se sont formés. EN effet, une des grandes spécificités de cette épreuve est la possibilité de rouler en groupe ou en vrai peloton. Cela facilite évidemment la tâche quand on est dans les roues mais peut être destructeur à 3 niveaux: 1) se retrouver dans un groupe qui va un rien trop vite. Au départ, on ne s'en rend pas compte et au final, on est explosé; 2) Même si nous sommes sur un circuit, rouler en peloton ou en grand groupe peut impliquer des relances importants à la sortie de virage ou de chicane (et donc créer également des accélérations tueuses de jambes) et 3) rouler en (petit) groupe implique (implicitement) l'acceptation de prendre des relais qui peuvent également être destructeurs si on roule au-dessus de ses moyens.

Quoi qu'il en soit, ce début de journée se passe étonnamment bien. Je repasse au stand pour un petit déjeuner (avec croissant) et repars pour mon 7e relais qui sera le meilleur avec 7 tours consécutifs sous les 7 minutes avec un tour record en 6'18 (à 38 kmh) aux alentours de 9h du matin, soit après 18h de "course" (bon, il y a bien cette "nuit" de 5h23 mais techniquement, cela fait bien 18h que la course est lancée…). Avec ces résultats, je me remets tout doucement à espérer atteindre mon objectif… Fini les bidons avec du produit énergétique, fini les gels, fini les barres; ce sera uniquement de l'eau, des sandwiches jambon fromage, des oranges et une gaufre au choco. Je me dis que ce sera probablement un peu juste pour que cela tienne encore 6h et qu'à un moment, les jambes vont défaillir mais pour l'instant, ça tient!

Les 8e et 9e run seront plus court, seulement 10 tours (40 kms). Cela me permet de 'manger' et de bien prendre le temps de me reposer entre les relais car les moyennes sur le circuit sont maintenant plus faibles et resteront aux alentours de 30 kmh. Je calcule dans tous les sens et me dis que cette stratégie d'arrêts fréquents correspond totalement à mes besoins. Il me reste un peu moins de 2h pour seulement 48 kms. Dans mes calculs précédant la course, j'aurais eu très peur mais là, je sais que, sans défaillance majeure, je peux y arriver!. Je répartis donc les 12 tours qui me manquent en 2 runs. Rouler avec de petits objectifs en tête (seulement 6 tours) est très motivant. Les temps au tour s'en ressentent: je repasse une dernière fois en-dessous des 7'.

Dernier arrêt type "ring de boxe" pour m'éviter l'aller-retour au mobilhome (non comptabilisé dans les kms!!!)

Compte-rendu des 24h vélo de Zolder: 508 kms parcourus

Je ressors des box, il me reste une bonne heure pour 24 kms. C'est gagné! Je termine en roues libres et suis très heureux de venir faire un bisou à mes enfants et à ma femme sur la ligne d'arrivée lors de mon passage aux 500 kms! Parce qu'il reste encore une dizaine de minutes, je poursuis encore pour 2 tours mais sans grand intérêt vu que l'objectif a été réalisé!!!

En résumé, très heureux (et surpris suite aux problèmes alimentaires de samedi soir) de la performance. Au total, j'aurai parcouru 127 tours du circuit, soit l'équivalent de 508 kms et 2540m de dénivelé. Avec 8h05 dans les box (ce qui est aussi bien plus que prévu) j'aurai atteint mon objectif grâce à une vitesse moyenne de 31,9 kmh!

Mais avant tout, je pense aussi que je me souviendrai à vie du soutien incroyable et permanent de ma femme et de mes enfants! Et également évidemment de tous ceux qui m'ont supporté sur place et par SMS, mails et coups de téléphone.

Et pour clôturer en beauté, il reste mon second challenge, lié à ce challenge sportif, à savoir récolter 2500€ au profit de GEOMOUN. 40 personnes ont déjà effectué un don mais il reste encore quelques € à trouver… Si ça tombe, vous serez la personne qui fera la différence… Ca se passe sur ce site-ci! Merci à vous!

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 20:51
Compte-rendu de l'Extreme Man Düren

Hier, je participais à l'Extreme Man de Düren: un semi triathlon en Allemagne.

Etant donné mon challenge sportif de cette année (24h vélo de Zolder les 21 et 22 juin), ce triathlon ne représentait absolument pas un objectif prioritaire; il était, d'un point de vue sportif en tout cas, tout au plus l'occasion d'accumuler quelques kms dans un environnement différent. Si j'étais présent sur cette épreuve, c'était avant tout pour partager de bons moments entre copains et je dois dire qu'à ce niveau-là, je n'ai pas été déçu.

Enfin, quand bien même je considérais cela comme un "entrainement", cela n'en restait pas moins une épreuve que beaucoup considéreraient comme "challenging" avec ses 1900 m de natation, ses 85 kms de vélo (pour 1200m de d+) et son parcours pédestre de 20 kms.

La veille sur le site, à la réception des dossards, c'est quand même un peu la panique: j'ai accumulé 3 kms de natation depuis le début de l'année et, profitant du pont de l'Ascension, j'ai 85 kms de vélo jeudi dans les jambes et 125 kms vendredi. Bref, l'état de fraicheur n'est pas vraiment optimal. Je ne vous parle pas non plus de la maxi pizza ingurgitée samedi soir à la Tratoria locale...

J'adore les dernières minutes avant le départ où on sent la nervosité chez tous les participants. Je regarde au loin les bouées placées dans le lac: ça me paraît vraiment loin, plus encore que les 1900m annoncés… On verra bien.

Nous ne sommes que +/- 330 au départ. Par ailleurs, je me suis également positionné loin derrière. Je ne prends donc aucun coup… et vois tout de suite les meilleurs s'éloignés à très grande vitesse. J'essaye de nager en 3 temps; cela durera … 3 temps! Je décide rapidement de respirer du côté droit mais n'ayant absolument plus aucun gainage et/ou abdos depuis que j'ai quitté les piscines, je me dandine comme une sardine et je ne parviens pas à nager droit… Arrivé à la première bouée, je m'attends à voir 500m et un temps honorable mais (je le comprendrai plus tard) ma montre m'annonce une distance ridicule et une allure moyenne de 2m35 aux 100m… Je me rassure comme je peux en voyant qu'il y a encore "pas mal de monde" derrière mais ça fait mal quand même. J'essaye alors de trouver des poissons pilotes pour profiter un minimum de leur aspiration et ça marche… de temps en temps. Parfois, je relève la tête pour savoir où nous en sommes et je constate le "style" catastrophique des "nageurs" autour de moi. Mais je dois me faire à l'idée… Si je suis avec eux, c'est que je nage aussi mal… Le chrono est sans appel: 44'06, soit le 291e temps sur 303 classés… Au final, ma montre m'indique 1600m. la plupart de mes copains arrivent à 2000m. C'est ce que je retiendrai. Et honnêtement, nager aujourd'hui en 44 ou nager en 37 ou 38 en passant mon année à la piscine, j'ai vite choisi...

Arrive alors le vélo. Comme mentionné plus haut, les jambes ont déjà bien tourné et je viens avec un 28 kmh de moyenne en tête. Mais c'était sans connaître le parcours, ni le vent de face sur cette très longue ligne droite de fin de boucle.

Compte-rendu de l'Extreme Man Düren

Je suis donc assez surpris de cette "bosse" sur le parcours. Sur Strava, les organisateurs ont en fait un segment. 11,5 kms pour 243 m de d+. Rien de vraiment impressionnant, c'est vrai mais par endroits, il y avait l'obligation de passer sur le petit plateau pour ne pas se crâmer (davantage). Je me demande ce que ça aurait donné si j'avais fait de cette course un réel objectif mais bon, on ne refait pas le monde et j'ai mon meilleur temps sur ce segment avec une Fc moyenne de 151… ce qui en dit long sur l'attaque! D'ailleurs, j'effectuerai l'entièreté de ce chouette parcours à 142 puls de moyenne et un max à 162! Après les bosses, de belles descentes et un long retour plat vers le début de la boucle à parcourir 3x. Malheureusement pour nous, le vent était très mal orienté et il a contribué à ne pas tenir l'objectif espéré. Donc, de nouveau une course en dedans avec le 280e temps.

Et donc, j'entame les 20 kms CAP, toujours sans entraînement spécifique, mais avec 300 kms de vélo dans les jambes depuis jeudi. Je trouve tout de suite mon petit rythme sur cette boucle très agréable de 5 kms. 5'56 du km, 136 puls. Je suis dans un fauteuil. 2e tour, j'accélère un rien mais les sensations restent très bonnes… la moyenne passe à 5'54 et les puls à 138. Et là, je me dis, mais pourquoi pas tenter un 2e 10 plus rapide que le premier. Et c'est ce qui se produira. La moyenne passe à 5'52 à l'issue du 3e pour finalement se caler à 5'47 au bout des 20 kms avec 2 derniers kms parcourues en respectivement 5'20 et 4'50… et de nouveau 142 puls moyennes pour 1h55 d'effort. Pour la première fois je pense dans un semi, j'aurais été capable de courir un marathon sans souci… Mais bon, ceci est une autre histoire.

Maintenant, il me reste encore un gros week end d'entrainement vélo et puis, on sera vite à Zolder!!!

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 16:15
Compte-rendu des 20 kms de Bruxelles avec l'Escalpade

Normalement, je ne suis pas très sensible aux 20 kms de Bruxelles, préférant de loin les trails aux courses citadines. Mais cette année, les circonstances sont différentes: Hervé nous a proposé de courir avec l'escalpade avec pour principal objectif de pousser un enfant dans un hypocampe (chaise roulante adaptée) pendant tout le parcours. Là, ça m'intéresse! Malheureusement, je n'ai pu me rendre qu'à un entrainement mais j'ai tout de suite compris 1 chose: Même si c'est évidemment plus compliqué de courir en poussant l'hypocampe, je serais déjà très heureux de suivre le groupe même sans assumer le moindre relais. J'annonce donc la couleur: avec mes 100 kms de CAP depuis le début de l'année, je pourrais, si tout va bien, tenir un 5'00. Dans un jour exceptionnel, je pourrais arriver à 4'45 et donc boucler les 20 kms en 1h35.

Une fois arrivé sur place, l'enthousiasme d'Hélène, la fille de 18 ans que nous accompagnerons, laisse planer peu de doutes… L'année dernière, elle et ses pousseurs étaient arriver 1er hippocampe en 1h34. Pas question d'être plus lent… Connaissant mes camarades de jeu, ça va être très très chaud...

Dès le départ donc, premiers encouragements d'Hélène et nous voila partis 15 minutes avant tous les coureurs, seuls dans les rues de Bruxelles. Les groupes de musique ne sont pas encore prêts et l'allure est (forcément) trop élevée. 4'19 - 4'21 - 4-26. Bien en deçà du 4'45… par contre, mon coeur s'est déjà positionné au-dessus des 170 puls… Je ne prends forcément aucun relais et espère tenir le plus longtemps possible car je sais que je ne pourrai aller au bout avec eux.

Après seulement 8kms, je dois malheureusement laisser quelques mètres que je ne parviendrai jamais à rattraper. J'essaye de relancer un peu et mon coeur monte à plus de 180 puls mais c'est trop tard. Ce début beaucoup trop rapide a laissé de grosses traces mais d'un autre côté, il me donne aussi quelques minutes d'avance sur un temps quasi inespéré avec ma préparation. Je vais donc continuer sur cette cadence élevée en espérant que cela tienne…

Je continue donc seul avec un étrange sentiment: je me retrouve maintenant à courir dans les tous premiers de la course, les gens applaudissent en pensant à un tout bon athlète alors que je profite seulement d'être parti 15 minutes plus tôt que tous les autres. Gros sentiment de culpabilité mais bon, c'est comme ça. je ne suis pas parvenu à suivre l'équipe; ce n'est pas pour ça que je vais m'arrêter. Avec un peu de chance, je me fais rattraper par le 2e hippocampe de l'Escalpade et je peux les aider un minimum...

Je passe au 10e en un peu moins de 46' les 1h35 sont réalisables. L'Av F. Roosevelt me fait mal. Ca monte (un peu) et j'ai l'impression qu'un léger vent de face me ralentit. Je continue à boire régulièrement. J'ai les jambes lourdes et je me fais de plus en plus souvent dépassé. Je regarde mes puls et l'allure. Les puls restent très/trop hautes et l'allure a légèrement baissé mais ça peut toujours le faire. On arrive au pied de l'avenue de Tervuren. Je tiens le coup. Ca monte même un peu moins que l'idée que je m'en étais fait. J'ai envie de relancer en vue de Montgomery mais ce n'est pas évident quand on est à fond depuis déjà presque 19 kms...

Je fais ce que je peux et je passe l'arche d'arrivée en 1h34'14. Heureux du résultat; déçu de ne pas avoir pu accompagner Hélène et l'équipe mais bon, ils ont quand même terminé en 1h28…

Et puis, sur base de cette très chouette expérience en compagnie d'Hélène, on s'est promis de se réentrainer en sa compagnie et pourquoi pas de participer à d'autres courses également...

Compte-rendu des 20 kms de Bruxelles avec l'Escalpade
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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 20:48
Compte-rendu du LCMT Cyclo: 400kms et 7092m d+

Ce week-end, j'ai participé à la première édition du LCMT Cyclo, une organisation biking event. (http://www.bikingevents.be). Au programme de ce week end pascal, 3 x 2 étapes au Grand Duché et en province du Luxembourg. Alors, pourquoi 3x2? En fait, chaque jour, nous pouvions choisir entre une version longue et une plus courte. Ce qui dans mon cas se solda par Longue, Courte et Longue pour un total de 400 kms et 7092m d+.

Ci-dessous le résumé de mes sensations sur les étapes.

Et avant d'aller plus loin: je vais juste mentionner que l'organisation était vraiment au top et que ces 3 jours sont vraiment une top expérience car en plus de l'encadrement, l'hôtel est également vraiment agréable!

1ère étape: Clervaux - Houffalize: 168kms et 2800m d+

Au départ, je ne sais pas trop quoi pensé. Je sais que je manque de fond et d'entrainement spécifique alors que d'un autre côté, je sais aussi que j'ai un mental d'acier. Je me dis donc que les kms devraient s'avaler assez rapidement et puis c'est là que je réalise en écoutant le briefing que par ici, ça monte plutôt pas mal...

Et donc, dès le départ, les premières pentes se présentent à nous. Evidemment, les premiers écarts se créent également... les 1ers arriveront avec une moyenne incroyable de 30,6. De mon côté, je ne force pas et assez rapidement, je me retrouve avec Bart, a priori plus vététiste, qui imprime un rythme qui me convient tout à fait, d'autant plus que je suis dans ses roues et que jusqu'au 50e, nous empruntons au bout du compte pas mal de vallées. En regardant les payasages autour de nous, on se demande parfois pourquoi on part si loin pour faire du vélo, d'autant plus qu'à partir du 75e, les difficultés commenceront à s'enchainer. En montée, je pense à mouliner et ne surtout pas forcer. Malheureusement, je pense nettement moins à m'alimenter et comme il y a un léger couac avec le 2e ravito qui se trouve quelques mètres ... à côté du parcours... ce qui devait arriver arriva: c'est la panne sèche au 110e. Je sors alors mes barres, m'arrête dans un hôtel pour remplir mes gourdes mais c'est trop tard... Le reste (les 60 derniers kms quand même), c'est un long chemin de croix et les 3 dernières grosses côtes ne me laisseront pas un souvenir impérissable...

Malgré cela, je termine quand même avec 23,8kmh de moyenne avec un coup de coeur pour les passages autour de Ermsdorf au Luxembourg. (sans parler de la qualité du bitume local!)

Profil 1ère étape longue LCMT

Profil 1ère étape longue LCMT

2e étape: Houffalize - Houffalize: 103 kms et 2000m d+

Au départ de la 2e étape, je ne me sens pas 100% confiant suite à mes déboires de la veille. Il me semble déjà évident dans ma tête que je passerai l'après-midi devant la TV à regarder l'Amstel. Et cette sensation est confirmée dès la première côte où je sens tout de suite que je ne pourrai me permettre de trop forcer. 

Et donc, directement, je me mets en mode foncier, je continue à tourner les jambes au maximum et honnêtement, je me demande jusqu'à quand je vais pouvoir rester assis sur ma selle car bien que j'ai repris mon ancienne selle pour ces 3 jours, c'est bien au cul que j'ai le plus mal... Mon rythme est donc très lent et quand je vois cette pancarte séparant les 2 trajets, il n'y a pas l'ombre d'une hésitation, je choisis bien le parcours "light". En fait, il est "light" parce que l'autre est plus difficile encore. Sur les 103 kms du parcours, il n'y aura que 5 kms de plat à l'approche du col du Haussire. Pour le reste, soit  on monte (fort), soit on descend. En parlant du col du Haussire j'y étais déjà passé (4x) lors du triathlon 111 de La Roche mais ici, avec ce que j'avais déjà réalisé depuis samedi matin, je prends donc bien le temps de voir chaque caillou de la route. Par rapport au triathlon par contre, je me réjouis du poids de mon nouveau vélo et plus encore de cette cassette 11 vitesses qui m'offre un 28 qui sera un de mes meilleurs amis des 3 jours...

Alors que nous arrivons au 70e et que je crois avoir le plus dur derrière moi, le parcours continue à s'amuser avec nous et je me demande comment l'organisateur parvient encore à trouver des côtes alors que j'ai toujours l'impression d'être à un sommet et de ne pas être descendu... Et encore, je ne parlerai pas du vent... pourquoi se doit-il d'être de face sur la dernière heure? Mais bon, il ne pleut pas et c'est déjà ça.   

Je termine avec une toute petite moyenne (21,2 kmh) et des pulsations toutes petites également (130bpm) Je me dis que mon coeur est maintenant nettement mieux entraîné... (à moins que cela ne soit la fatigue)

Profil 2e étape courte LCMT

Profil 2e étape courte LCMT

3e étape: Houffalize - Clervaux: 129kms - 2200m d+

Après avoir bien récupéré dimanche et surtout bien rempli le garde manger, je me sens bien au départ de cette dernière étape. A priori, je devrais choisir l'étape courte mais je suis ouvert à plus...

Après 2min30 maximum, nous sortons d'Houffalize via la rue St Roch: 1,3 kms à 10% de moyenne. Autant dire que tout le monde est au tacquet. Quand je regarde autour de moi, je ne me trouve pas trop à la ramasse. La confiance augmente. Elle augmente d'autant plus lorsque, assez rapidement, un groupe de Knokke, dans lequel se trouve également Bart, mon "poisson pilote de la 1ère étape", me passe et que je décide de prendre les roues. Demain, c'est terminé, alors autant se faire plaisir! Et ce groupe est fait pour moi: sur le plat ou faux plat, ça roule assez fort et dès que ça monte, le rythme diminue suffisamment pour que je puisse suivre. Evidemment, ce n'est plus le même sport que la veille... Le cardio est fréquemment au-dessus de 150 et le plaisir est très élevé également! Après une bonne dizaine de kms, c'est déjà la bifurcation! Quelle que soir leur décision, je les suis! c'est trop bon! Ils partent à droite: je suis parti pour 130 bornes! Arrivé au premier ravito, je suis heureux d'être là. Les jambes tiennent et pas de fringale en vue. Je mange beaucoup et vite... Ca me permettra d'avoir un peu d'avance sur le groupe en partant un peu plus tôt... Cela n'aura pas durer très longtemps: le train bleu me dépasse, je remets mes mains en bas du guidon: c'est reparti...

Malheureusement pour moi, j'ai l'impression que leur condition s'améliore au fil des kms et je n'ai plus le temps de récupérer. Sur un faux plat ascendant, nous sommes en pleine relance à 40 kmh pour revenir sur le groupe.. Très sympa mais suicidaire... C'est décidé, au prochain ravito, je choisis le mode "plaisir... et jusqu'au bout"

Ma décision de laisser filer les bleus fait plaisir à Jan qui avait exactement la même philosophie que moi... A partir de là, les kms s'enchainent encore assez rapidement. On n'est plus au même niveau évidemment mais en montée, je ne traîne pas non plus. J'en garde encore un peu sous la pédale pour les 2 dernières côtes qui étaient annoncées un peu plus sélectives mais au bout du compte, pas de quoi vraiment fouetter un chat. 

J'arrive donc super content de moi avec tout juste 400 kms au compteur et autant de dénivellés que si j'étais parti dans les Vosges ou même peut-être les Alpes.  

Profil 3e étape longue LCMT

Profil 3e étape longue LCMT

En résumé

  • Très heureux de ma performance physique et mentale
  • Très bons apprentissages et confirmations pour les 24h de Zolder
    • Manger régulièrement!
    • Faire tourner les jambes
    • Le physique peut tenir longtemps!
    • Le moral fera toujours la différence
  • Superbe organisation de Biking Event
    • Superbes parcours
    • Kurt, organisateur, très sympa et vraiment au service de ses "clients"
    • Hôtel très agréable
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 13:34

run and bike evere 3Il y a 2-3 jours, j'ai entendu parler un peu par hasard du Run & Bike d'Evere. Etant à la recherche d'une activité pour ce week end, j'ai directement contacté Fred, mon partenaire sur le seul Run 1 Bike auquel j'avais participé jusqu'à présent. Malheureusement (?), cela n'était pas possible pour lui car il y participait avec son fils... Et là, ça fait TILT: "Et pourquoi n'irais-je pas moi aussi à Evere avec mon fils, d'autant plus que le parcours semble très accessible et qu'il y a un parcours famille de 12 kms!

Pour mon fils, pas besoin de lui poser 2x la question pour savoir s'il souhaite être sur la ligne de départ ou pas! Nous nous sommes donc rendus ce matin de bonne heure à Evere avec comme réel espoir de ne pas terminer dans les tous derniers. Pour info, mon fils n'a que 9 ans et vu mon niveau de CAP, on ne pouvait réellement espérer beaucoup mieux. 

run and bike evere 5Dès le départ, on se place donc tout derrière et quand le "go" retentit, c'est seulement là que je comprends que nous commencerons par un tour de terrain de foot SANS les vélos... Juste le temps de lui dire "attends j'arrive' que notre place se confirme d'autant plus à l'arrière... Après un premier tour de terrain mené tambour battant (y a quand même un peu de fierté paternelle qui joue) que je rejoins mon fils pour le départ "réel" de ce run & bike. De mon côté, mes puls sont beaucoup trop hautes et vu que je n'ai évidemment pas pris le temps de m'échauffer, je me dis que ça sera très difficile de tenir comme ça pendant toute l'épreuve. Du côté de mon fils, tout va bien. Il se réjouit que nous sommes loin d'être derniers (son côté optimiste...) et a priori, il n'aura aucun mal à suivre mon rythme... Les kms s'enchainent; il continue à me parler, je réponds de moins en moins mais je prends beaucoup de plaisir à partager ces moments avec lui. Les difficultés sont quasi inexistantes mais ont le mérite de le faire participer un peu plus activement (passage de trottoir, zigzag entre barrière et petite monté impossible...). Le premier tour s'achève déjà  et nous sommes sur un excellent rythme (aux alentours de 4'50). Cela sera probablement difficile de continuer comme cela. D'autant plus qu'après un bon km, Oscar tombe sur un chemin pavé humide. Au total, plus de peur que de mal... Mais bon, contents d'êtr elà, nous continuons évidemment notre chemin. Un peu plus loin, il prendra son premier relais "run". je dois avouer que physiquement parlant, ça m'a fait beaucoup de bien mais qu'avant cela, il y avait de nouveau beaucoup de fierté et de plaisir à partager ce moment. Après 500m, (car on ne fait pas les choses à moitié), run and bike evereje reprends le relais et nous maintenons malgré tout notre bonne allure. L'arrivée approche, Oscar me rend de nouveau son vélo et nous finissons finalement ce parcours de 11,9 kms en 59'40. Ce qui pour nous est un excellent temps. 

En terme d'organisation, Le parcours urbain n'a pour seul avantage que d'être accessible pour tout le monde, de 7 à 77 ans. A part ça, en ville, c'est pas toujours très beau. A part ça, l'organisation générale est assez bonne pour une première. Si ce n'est que j'ai été surpris de voir qu'il n'y avait pas de poubelle prévue près ou dans les 200m qui suivent le ravito et qu'il n'y avait pas de stand à l'arrivée. (quand même une bouteille d'eau dans le sac "souvenir" mais c'est différent). En résumé, j'y retournerai certainement avec mon fils mais si c'est pout y aller avec un copain, autant se faire plaisir sur un parcours plus sympa.

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 17:49

TDE

Hier, je participais au 1er trail des étoiles à Burdinne. Au programme, 20 kms + 2 offerts et 450 m de d+ en nocturne mais surtout une "course" entre 4 pôtes un vendredi soir...

Et oui, l'intérêt majeur pour moi était de faire découvrir le trail à 2 amis et de parcourir l'ensemble du parcours ensemble. Je n'ai en général que peu d'intérêt pour le chrono mais hier, autant dire que la seule raison pour laquelle je regardais ma montre était pour m'assurer que je boive régulièrement.

Nous voila donc sur la ligne de départ de ce trail, relativement fatigués de notre semaine de travail et heureux de pouvoir s'élancer dans la nuit alors que les conditions météo sont idéales (pas de vent ni de pluie). Après nous être fait remonter les bretelles par l'organisateur qui visiblement avait dû avoir une semaine beaucoup plus difficile que la nôtre, nous nous sommes enfin élancés sur une grande boucle autour de Burdinnes.

Autant le dire tout de suite, nous sommes partis sur un rythme relativement faible que nous avons conservé jusqu'au 18e, moment où le mollet de Jean-Louis nous a lâché et donc moment où nous avons profité encore un peu plus des lieux.

Pour revenir au parcours, sa particularité principale selon moi est évidemment le fait qu'il se déroule à la frontale, ce que j'adore. Sous les petites loupiotes des quelques 400 participants, cela prend tout de suite une autre dimension. Et je dois dire que j'ai vraiment apprécié même si avec la boue sur la quasi totalité du parcours et les glissades qui en découlaient dans les parties plus pentues, les risques de se blesser étaient omniprésents. Pour notre part, mis à part l'ennui physique susmentionné, seul Pierre-Yves nous a fait gratifié de 2 petites chutes sans conséquence importante. 

En conclusion, même si nous avons mis au final quelques 3h pour parcourir les 22 kms de ce parcours pas trop technique mais ultra boueux, j'ai vraiment adoré participé avec les copains qui ont également pris leur pied sur cette activité d'un vendredi soir tellement différente de ce que l'on a l'habitude de faire ces dernières semaines...

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 20:37

trail orneauHier, je me suis rendu à Bossières pour le trail de l'Orneau, un trail magnifiquement bien organisé dans la région de Gembloux et qui proposait un parcours de 49 kms pour 950m de d+.

En me rendant sur place, le doute m'envahit dans ma voiture: le vent est prêt est à tout arracher, il pleut à verses et le pire, j'ai plus que l'impression que ma préparation sera insuffisante pour boucler le parcours dans des conditions idéales. Je ne vais pas faire durer le suspense: je suis heureux d'avoir un excellent moral pour pallier les carences physiques...

Nous sommes une bonne centaine à prendre le départ en mode trail. Ca veut dire qu'au moment du décompte pour le coup d'envoi de l'épreuve, personne ne se gêne sur la ligne de départ, c'est vraiment sympa.

Dès les premiers kms, mon cardio est un peu haut mais faut quand même bien avancer! Malgré cela, je me fais dépasser de part et d'autre mais c'est normal, je vise un temps aux alentours de 5h45 et je peux aisément comprendre qu'avec ce temps, je serai probablement dans la dernière partie du classement. 

Après 4 kms, nous longeons un champ agricole par l'intérieur. Le sol est spongieux et lourd. Les tendons en bas de mes mollets me font mal. Tout ça ne sent pas très bon. Heureusement, cela ne sera que la seule partie boueuse assez longue du parcours. Pour le reste, malgré la pluie abondante de la nuit, le parcours restera relativement épargné. Une fois cette mise en bouche effectuée, je commence à prendre mon rythme et à ne plus me faire dépasser (d'un autre côté, il ne doit plus y avoir énormément de monde derrière non plus?). Je passe aux 10 kms en 1h02. Plutôt rapide pour un trail mais cette première partie est plutôt favorable. 

Le ravitaillement du 12e km sera pareil aux 2 autres du parcours; c'est-à-dire royal. Sucré-salé; eaux et boissons sucrées également; tout est parfait! Le retour vers Bossières qui clotûre la première boucle de 22 kms s'avèrera beaucoup plus compliquée: le vent de face est omniprésent dans les chemins de campagne qui constituent le trajet. Les pulsations montent, j'ai l'impression de ne plus pouvoir respirer et malgré cela, je reste scotché. C'est frustrant! Malgré cela, je reprends ici et là l'un ou l'autre coureur. J'apprendrai d'ailleurs à l'arrivée que bon nombre de concurrents se seront arrêtés à la fin de la première boucle suite aux conditions météo compliquées...

Je m'engage alors sur la 2e boucle de 27 kms et comprends rapidement que le mental sera un élément important de la réussite. En effet, dès le 25e, les cuisses commencent à chauffer et au 27e, c'est le constat supplémentaire: l'arrivée d'essence s'est obstruée. C'est au 30e que je passe aux alentours de 3h20 que le parcours commence vraiment à grimper que mon genou gauche m'apprend qu'il déteste les descentes... Et à partir de là que je profiterai un peu plus du paysage. heureusement pour nous, la pluie s'est arrêtée quelques minutes avant le départ... S'enchainent alors à partir de là une succession de marche et course (à allure très très faible) pour rejoindre le 3 ravito. 

Le balissage de la course est juste incroyable. En effet, nous passons de temps en temps dans des bois où les chamins sont tout sauf une évidence et malgré cela, tout a été fait au maximum. Je dois reconnaître que je n'ai jamais vu autant d'attention à cet égard! 

Les kms qui suivent ce 3e ravito se parcourent à une allure de sénateur: Entre 8 et 9 minutes par km, ce n'est pas avec ça que je vais me claquer!

Quoi qu'il en soit, l'arrivée de ce trail extrêmement bien organisé se rapproche. Une dernière attention de l'organisateur sour la forme d'un pecket s'offre à nous. Je suis heureux d'en terminer. 

Au total, j'aurai mis 5h53 pour accomplir ce trail. (donc près de 2h33 pour les 19 derniers kms...)

Prochaine échéance: trail des étoiles à Oteppes le 15 novembre (20 kms en nocturne)

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 11:02

Je pense que cela ne m'était encore jamais arrivé: avec ce jogging d'Ottignies, cela me fait 3 dossards sur 3 week-ends!

Pourtant, je dois aussi reconnaître qu'au cours des 5 dernières années, je n'ai jamais autant réduit mon 'entrainement'. 7h sur le mois de mai et aucune sortie en semaine sur le mois de juin, cela reste un peu court. Mais bon, il fait beau et je me sens malgré tout relativement en forme, alors pourquoi bouder son plaisir de se rendre au départ d'une organisation sportive, d'autant plus quand le planning familial le permet!

Hier pourtant, la journée commença avec une sortie vélo de 70 kms en compagnie de quelques copains en mode relax avant leur Ironman de Nice la semaine prochaine. Si sur papier, le rythme devait rester très cool afin de ne pas perdre trop d'énergie si proche de leur objectif majeur, je dois bien avouer que ça a quand même bien rouler... surtout quand dans le groupe, certains roulent plus avec leurs jambes qu'avec leur tête... (Il se reconnaîtra!). En côte, je suis donc systématiquement lâché (je n'ai pas leur entrainement ni leur capacité à gravir ces pentes). Par contre, dans les parties plus plates, je parviens à rester relativement facilement dans les roues, preuve que les sorties des week passés peuvent être suffisantes (mais pas plus...) Alors que nous nous abritons quelques minutes à une station essence (le temps que la pluie se calme), je me dis au cours des conversations que je me rendrai cet après-midi au jogging d'Ottignies. Si j'ai tenu 10 bornes à La Roche, il ne devrait pas y avoir de raison que cela ne passe pas aujourd'hui, d'autant plus qu'il y aura une longue pose entre le vélo et la CAP. Alors que nous étions partis pour 100 kms, le parcours proposé passe à moins de 2 kms de chez moi aux alentours du km 70. je mets le clignotant et je rentre bien gentiment à la maison avec en tête un 3e dossard en 3 week ends!

C'est la première fois que je me rends sur un jogging du Challenge du Brabant Wallon. Visiblement, c'est une grosse organisation. (700 personnes au départ!) et beaucoup de personnes de tous âges (mais avec une moyenne d'âge aux alentours de 40 ans quand même... examens?) ont l'air de bien se connaître! Bref, c'est très convivial et je suis heureux d'être là. Mon ambition au départ de cette course est de pouvoir tenir une allure de 5'15 au kil mais 1) je n'ai pas vraiment de réels entrainements CAP dans les jambes; 2) J'ai quand même roulé 70 bornes le matin à un rythme soutenu et 3) le parcours se montrera très exigeant (211m de d+ sur 11,8 kms)

Au départ, l'esprit convivial fait qu'il n'y a aucune poussée, chacun se plasse en fonction de ses ambitions sportives. Personnellement, je me mets aux environs de la moitié du peloton. Le temps est excellent pour un jogging (22°C ?) et je n'ai qu'une envie: voir comment mon corps va réagir.

Dès le départ, je me dis qu'il va falloir gérer et que mon cardio devrait plaffoner à 160 puls (à quelques exceptions près). Nous commençons par une très large descente qui permet de bien allonger le peloton avant de pénétrer dans un premier chemin forestier en montée. Si j'ai pu maintenir mes puls sous l'objectif en descente, en montée, j'ai déjà une première "alerte" à 176 puls! Bon, il y a du résultat (4'29 au km) mais ça va être difficile de continuer comme cela. Néanmoins, je suis quand même là pour me faire plaisir et pour voir jusqu'où je peux aller et donc, je me laisse entraîner par le rythme des coureurs autour de moi. 4'58 au 2e et je profite d'une descente pour signer un nouveau 4'28 au 3e. A partir de là, le parcours se montrera plus hostile, mes jambes moins collaborantes et mon coeur sera toujours au-dessus des 169 puls de moyenne (alors que mon max est à 183)... 

Au premier ravito, je suis surpris de ma forme et je me mets à rêver d'une arrivée sous l'heure mais je me demande aussi si je vais pouvoir garder le rythme encore longtemps. Pour cela, je trouve qu'une montre garmin est vachement bien car ça permet vraiment de calculer à la seconde près son avance ou retard... La remontée de Louvain-La-Neuve pèse bien dans les jambes et entame mon capital seconde d'avance que je m'étais créé dans les premiers kms. Néanmoins, une fois que nous arrivons sur le sommet, je parviens à retrouver une allure proche des 5'00 et je tiens toujours!!! Je sens que cela ne pourra plus durer très longtemps mais je suis déjà très heureux de noter un 49'30 aux 10 kms... Génial. Je m'enfonce encore un peu plus dans le bois de Lauzelle. Cela n'arrête pas de descendre mais malgré cela, mon chrono ne décolle pas... Arrive alors la toute dernière côte: elle fait très mal. Tellement mal d'ailleurs que je préfère marcher une partie pour éviter de monter trop haut dans les tours (il fait 'chaud' et je ne vois pas l'intérêt de me coucher 10 minutes à une ligne d'arrivée d'un jogging local). Une fois les puls stabilisées, je relance la machine et termine très heureux ce jogging en 59'34, soit du 5'03 de moyenne... 

Vraiment heureux du temps et des sensations... La semaine prochaine, on remet ça!

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 19:37

Namur 1Après un retour à la compétition au triathlon 111 de La Roche, la motivation à refaire de longues sorties est de nouveau réapparue, d'autant plus que le soleil est enfin de la partie. J'ai donc mis rdv à Iron Fred au pied de la citadelle pour le tour de Namur cyclo. (105 kms pour 1350m de d+)

Au départ, je suis assez confiant malgré des jambes encore assez dures de la semaine précédente. Après quelques kms, nous attaquons la côte de la Pairelle; une bonne mise en jambes. Au pied de la côte, des panneaux annoncent la longueur de la côte, ainsi que le %age moyen et le % max: cette organisation (flamande) est vraiment au top.Après quelques kms le long de la Meuse, arrive déjà LE plat de résistance de la sortie: le triple mur du monty, qui vaut son nom aux 3 "murs aux passages à 20%" que contient cette côte longue de presque 2 kms. Namur 2Si le premier mur se passe correctement assis sur la selle; le 2e se passe déjà beaucoup plus difficilement. Bizarrement, la physionomie de la côte nous fait croire que la côte est déjà terminée (en cause  un léger replat aux alentours de 10% quand même dans le 2e mur) et c'est là qu'intervient la vraie difficulté. Ce 3e mur est extrêmement éprouvant! Si je suis parvenu en haut du mur sur mon vélo, j'ai quand même eu besoin de quelques minutes pour retrouver des pulsations correctes par après. (A priori, la grosse fête de jeudi soir et l'alimentation du vendredi (quick + pizza) n'ont pas vraiment dû aider. 

Namur 4A partir de là, ça va devenir tout de suite beaucoup plus difficile et je ne me sentirai plus jamais au top... Je remercie d'ailleurs Iron Fred de m'avoir gardé dans ses roues sur le reste du parcours. Quelques kms plus tard, nous sommes déjà dans la côte du Marlyqui se passera beaucoup plus facilement. 

La premier ravito à Maredscous prouve encore l'organisation parfaite de cette épreuve Bpost banque cycling tour 2013. A la sortie du ravito, c'est une très longue descente qui nous ramène en bord de Meuse où, repris par un grand peloton, nous roulons bien au-dessus des 40 à l'heure. Malheureusement, toute bonne chose à une fin et la première côte qui s'ensuit fût extrêmement pénible.Cependant, même si la vitesse moyenne sera à partir de maintenant aux alentours des 25 kmh, nous rattrapons quand même quelques cyclos, ce qui me tend à dire que je ne suis pas si à la ramasse que cela. 

Namur 3Nous continuons alors vers Durnal (2700 m de long à 5,7% de moyenne et 11% max); je ne me sens pas trop mal mais je constate de nouveau la différence entre un cyclo du dimanche (moi) et un gars qui est à 2 semaines de Nice et qui est en pleine forme (Iron Fred). Mais bon, malgré ces montées difficiles, je prends du plaisir sur ce vélo et c'est bien là l'essentiel. 

Namur 7Le retour vers Namur le long de la Meuse se passe exclusivement dans les roues d'Iron. Je pense de temps en temps à prendre le relais mais, voyant mon état de forme, je préfère revenir pèpère pour boucler le tour en mode "facile" avec la citadelle et pas en mode "survival". 

Au bout du compte, ce fût donc une super sortie avec Iron sur un magnifique parcours que je referai très volontiers l'année prochaine. 

Maintenant, je vais continuer sur cette lancée avec une sortie de 100 bornes demain.

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