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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 18:42

Dimanche 05h du matin, drôle de sensation: alors que je n’ai plus que 2h de sport par semaine au compteur sur les 5 dernières semaines, je dois me lever pour me rendre à un triathlon 111 dont le parcours vélo est extrêmement compliqué. Est-ce bien raisonnable ?

Il est vrai que sans grand objectif et avec le temps de merde que nous avons connu les dernières semaines (mois), la motivation à sortir le vélo ou les baskets était plutôt limitée. Néanmoins, avec mon grand optimisme, un tel triathlon (111) ne pourrait que bien se passer, d’autant plus que la partie natatoire avait été annulée. (seulement 9.6° mesuré il y a quelques jours). Mais au fur et à mesure du trajet et des discussions sur les repérages du circuit avec Pierre, Hervé et Hadrien, les doutes commencent à resurgir, d’autant plus qu’il faudra rallier le point de départ à vélo, ce qui constitue une augmentation du parcours de 15 bornes.

Arrivés sur place, la saine tension d’une aire de départ reprend. Le fait de reprendre un dossard reste, quelque soit son niveau, un grand moment, le moment où la course se concrétise véritablement. Et c’est là que j’ai connu mon premier coup de chance de la journée : je rencontre Mathieu à qui il reste une place dans sa voiture pour rejoindre la ligne de départ. C’est un véritable soulagement, et encore plus une fois que nous dépassons les coureurs le long du parcours de « transition ». Ca monte et il ne fait pas encore vraiment bon : quel luxe d’être amené tel un prince sur la ligne de départ! A priori, avec un tel échauffement, je n’irai pas forcément plus vite. Par contre, il est clair que j’aurais été plus lent sur la fin ! En parlant de soulagement, mon 2e coup de chance intervient dans les toilettes (point sur lequel je ne vais pas m’étendre.) Mais bon, ces 2 points me signifient qu’aujourd’hui, il ne peut rien m’arriver et que j’atteindrai la ligne d’arrivée.

Etant donné qu’il n’y a pas de natation, nous partons par 15 toutes les minutes. Avec une côte après 300m de course, il est vrai que cette formule n’a pas « favorisé » le drafting et qu’ posteriori, les gars qui ont terminé dans les 10 étaient quasi tous partis dans la première vague… Quoiqu’il en soit, après 500m de course, je suis dernier de mon groupe de 15 ! Je ne suis pas vraiment étonné mais bon, j’aurais quand même espéré un meilleur départ. Mais bon, je respecte ma tactique de course : Essayer de ne pas dépasser les 160 puls et ne pas jamais forcer ! La première côte se passe donc relativement cool même si je me dis qu’avec le manque d’entrainements, mes puls sont un peu trop hautes pour l’effort consenti. (en d’autres termes, j’aurais dû aller plus vite…). S’ensuit une longue descente vers le pied du col de Haussire. Moi qui pensais que le parcours n’était que montées et descentes, je suis agréablement surpris de voir que les kms s’enchainent et qu’au pied de cette 2e difficulté, mon compteur est à quasi 28 de moyenne. (oui, c’était une très longue descente !)

Lors de cette première montée de Haussire, mon moral est plutôt bon ; j’ai l’impression de bien avancer et qu’au fond, cette côte n’est pas si impressionnante que cela. Après 1 bon km, du public s’est même amassé au détour d’un chemin et j’ai l’impression s’être une star. C’était avant de reconnaître pour la première fois les derniers 1500m où les pourcentages font effectivement très mal. Malgré mon 34x25, je garde une certaine souplesse au niveau des jambes car au niveau du cœur, les puls grimpent allègrement au-dessus du seuil fixé. Enfin bref, la côte à peine passée, une très courte descente nous emmène tout de suite sur la côte de Samrée, côte bien longue (4 kms ?) et régulière mais dont les pourcentages ne nécessitent plus un développement spécial montagne. De nouveau, je constate qu’avec un meilleur entrainement, l’allure aurait pu être plus élevée mais bon, j’ai fait des choix de non entrainement et donc, faut assumer. Quant au reste de la boucle qui nous ramène au pied du Haussire, c’est très roulant et les descentes sont vraiment grisantes !

Au cours de la 2e montée du Haussire, je me rends compte que physiquement, quelque chose est de train de se passer… Je ne parle pas encore de crampes mais je sens des raideurs et ça, ça me fait dire que ça n’est pas bon du tout. Je pense que je parviens à maintenir le rythme dans la côte. Je continue à m’alimenter correctement et je continue à boire, en me disant que c’est ça qui devrait m’éviter de souffrir de crampes par après. Après le 2e passage de Samrée, je pousse donc un peu moins sur les faux-plats descendants en me disant qu’il faut préserver la machine au maximum car…

Lors du 3e passage, je me retrouve sur mon 34-25 beaucoup plus tôt que prévu dans la côte. Je ne suis pas encore à la moitié, où se situe le public, que je me dis déjà qu’un triple plateau serait idéal. Ma vitesse diminue fortement et me voila à du 6 kmh, à pousser comme une brute et à me faire passer à gauche et à droite par des gars et des filles dont j’envie le vélo. Néanmoins, le pied à terre et encore moins l’abandon ne sont des options ; ma fille m’ayant encore répété la veille que j’étais le meilleur (parce que je n’abandonnais pas… Suite à mes résultats, j’ai dû adapter la définition de meilleur à manière). Je fais donc des exercices de force sur une très longue période mais ça tient. Chaque arrivée au sommet devient une petite délivrance… La dernière montée de Samrée continue à se passer sans problème. En ayant géré mon effort, je parviens même à reprendre quelques coureurs sur ces passages ; cela fait toujours du bien au moral.

Au 4e passage, je me dis que le plus dur est fait et qu’il n’y a même plus 4 kms à faire avant de terminer ce très beau circuit à La Roche. Sur cette montée, j’ai l’impression que j’ai passé tout mon temps sur le 34-25, à tirer un braquet beaucoup trop important pour mes 2 jambes qui n’avaient qu’une seule envie : exploser. Sur chaque cm du parcours, je me disais que je ne pouvais pas réduire la « vitesse », sous peine de tomber et de ne pas pouvoir repartir autrement qu’en marchant. Au sommet, un sourire m’envahit et bien que j’ai envie de relancer la machine, la vitesse plafonne a du 10 kmh car mes jambes flageolent un peu… Heureusement, une longue descente nous ramène à La Roche ; je cloture ces 100 kms à du 23.2 de moyenne, à une 318e place sur 415 partants et 390 en ayant fini avec le parcours vélo.

A la transition, y a pas photo, ça tire de partout et la question se pose : comment mon corps va-t-il réagir après toutes ces maltraitances ?

Et bien étonnamment, pas si mal. Le premier km est compliqué avec des relances inexistantes et une vitesse très limitée mais bon, 6’ au premier km, ça reste de la course à pied ! Etonnamment (ou heureusement), la situation s’améliore et alors que mon cardio reste entre 145 et 150, jusqu’au 5e km, les kms s’enchainent à du 5’35 du kil, ce qui est très appréciable dans ces conditions. Malheureusement, les crampes arrivent petit à petit et au 6e, je me rue sur le coca, les produits énergétiques et banace au ravito en espérant que cela s’arrête… Mais là, ça fait vraiment mal. Mais là, vu que ça monte vraiment fort, je n’ai pas trop de regrets à devoir marcher (mieux vaut marcher vite que courir très lentement…) et au-dessus de la côte, c’est là que j’aperçois l’étendue des dégâts : malgré la belle route asphaltée qui s’offre à moi en descente, je suis incapable d’allonger la foulée ; je plafonne à du 9 kmh et IronFred qui m’avait rattrapé après être parti 10 minutes après moi me lâche inexorablement. Pas loin du pathétique et a priori, je suis super content que personne n’ait pris de photo ou ait filmé cette scène. Nouvelle belle côte et une fois dans les bois, alors qu’il ne reste plus qu’un bon km, mes jambes retrouvent un peu de peps et dans un « sprint » improbable, je me retrouve dans les talons de Fred avec qui je franchirai la ligne d’arrivée ! Mon 303e temps CAP me permet de me classer 313 sur 373 finishers

En conclusion, super heureux d’en avoir terminé avec ce très beau triathlon et ce format qui était juste adapté à mon entrainement. Plus de kms à pied aurait été vraiment difficile. Prochaine échéance : le XL de Gérardmer. A moins qu’un regain de motivation ne pointe le bout de son nez…

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Published by Olivier
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